J’attends
dans ces jours critiques
où quiconque bouge
est foudroyé
du regard
par des mots qui restent
accrochés au crâne
comme une couronne.
J’attends
car on dit qu’il tourne
ce vent…
m’est toujours contraire
si fort aussi
que parfois il retourne
la cervelle.
J’attends
dans la confidence
comme seul au monde
j’oublie.
J’imagine des promesses.
Je m’approche au plus près.
J’attends
pour ne pas compromettre mes chances
j’attends
un nouveau langage
l’antidote au poison
un signe ? |